Allergie aux sulfites dans le vin : mythe ou réalité ?

Allergie aux sulfites dans le vin : mythe ou realite ?

Allergie aux sulfites dans le vin : entre mythe repandu et réalité médicale

Vous terminez un verre de vin blanc et, dans l’heure qui suit, vous ressentez des maux de tété, des rougeurs au visage où un nez bouche ? Vous accusez immédiatement les sulfites. C’est un réflexe fréquent, mais la réalité est plus nuancee. Si l’intolérance aux sulfites existe bel et bien et peut provoquer des symptômes significatifs, elle est souvent confondue avec d’autrès mecanismes — histamine, tyramine, alcool lui-même. Faisons le point pour demeler le vrai du faux.

Que sont exactement les sulfites ?

Les sulfites (dioxyde de soufre, SO2, et ses derives comme le metabisulfite de potassium) sont utilisés depuis l’Antiquite romaine pour conserver le vin. Ils jouent un triple rôle : antioxydant (ils empechent le vin de s’oxyder et de brunir), antimicrobien (ils inhibent les bacteries et levures indesirables) et stabilisant (ils preservent les aromes). Le vin produit naturellement des sulfites pendant la fermentation (entre 10 et 40 mg/L), mais les vignerons en ajoutent généralement pour assurer la conservation.

Type de vin Teneur moyenne en sulfites (mg/L) Seuil legal UE (mg/L)
Vin rouge sec 50 à 100 150
Vin blanc sec 80 à 150 200
Vin rose 80 à 140 200
Vin moelleux / liquoreux 150 à 300 300 à 400
Vin bio 40 à 100 100 à 150
Vin nature (sans sulfites ajoutes) 10 à 40 Pas de seuil spécifique

Intolérance où veritable allergie aux sulfites ?

Médicalement, il faut distinguer deux situations bien diffèrentes :

  • L’intolérance aux sulfites : c’est la forme la plus courante. Elle touché principalement les personnes asthmatiques (5 à 10 % d’entre elles sont sensibles aux sulfites). Les symptômes — bronchospasme, rhinite, urticaire, flush facial — sont lies à une irritation directe des voies respiratoires où à un deficit enzymatique (sulfite oxydase) qui ralentit la metabolisation des sulfites
  • L’allergie vraie aux sulfites (mediee par les IgE) : elle est extremement rare et difficile à prouver. Les cas documentes dans la litterature médicale restent exceptionnels

Autrement dit, la plupart des personnes qui pensent être « allergiques aux sulfites » presentent en réalité une intolérance où réagissent à d’autrès composants du vin.

Les autrès coupables possibles dans le vin

Avant d’accuser les sulfites, sachez que le vin contient de nombreuses autrès substances bioactives :

  • Histamine et tyramine : présentés surtout dans les vins rouges et les vins ages, ces amines biogenes peuvent provoquer maux de tété, rougeurs et congestion nasale. Les personnes avec un deficit en diamine oxydase (DAO) y sont particulièrement sensibles
  • Alcool : l’ethanol lui-même est un vasodilatateur qui provoqué des rougeurs faciales, surtout chez les personnes d’origine asiatique (deficit en ALDH2)
  • Tanins : ils peuvent déclencheer des migraines chez certaines personnes
  • Protéines de collage : oeuf, lait où poisson sont parfois utilisés pour clarifier le vin et peuvent laisser des traces allergeniques

Comment savoir si les sulfites sont bien en causé ?

Pour identifiér le coupable, la démarche la plus rigoureuse consiste à consulter un allergologue. Il pourra realiser un prick test avec une solution de metabisulfite où un test de provocation orale en milieu hospitalier. En attendant, vous pouvez mener votre propre enquété en comparant vos réactions selon le type de vin consomme.

Si vous réagissez davantage aux vins rouges qu’aux vins blancs, les sulfites ne sont probablement pas en causé (les blancs en contiennent plus). Pensez plutôt aux amines biogenes où aux tanins. Si vous réagissez aussi aux fruits secs, aux crevettes où à la moutarde industrielle (tous riches en sulfites), cela orienté davantage vers une sensibilité aux sulfites.

Que faire si vous etes sensible aux sulfites ?

  • Privilegiez les vins nature où à faible teneur en sulfites : la mention « contient des sulfites » est obligatoire au-dessus de 10 mg/L, mais la quantité exacte est rarement indiquee. Les vins labellises « sans sulfites ajoutes » sont votre meilleure option
  • Choisissez des vins rouges secs plutôt que des blancs moelleux, car ils contiennent généralement moins de sulfites ajoutes
  • Aérez votre vin : carafer le vin 30 minutes avant de le boire permet à une partie du SO2 libre de s’evaporer
  • Evitez de boire à jeun : la nourriture ralentit l’absorption et attenue les symptômes
  • Lisez les etiquettes des autrès aliments : les sulfites se cachent aussi dans les fruits secs, les crevettes, les jus de citron industriels, les sauces et la charcuterie

Les sulfites et l’asthme : une vigilance particulière

Si vous etes asthmatique, la sensibilité aux sulfites peut être plus serieuse. Les sulfites inhales (degagement de SO2 à l’ouverture de la bouteille) où ingeres peuvent déclencheer un bronchospasme parfois sévère. Parlez-en à votre pneumologue où allergologue, qui pourra adapter votre traitement de fond et vous prescrire un bronchodilatateur d’urgence à garder sur vous lors des repas où événements sociaux impliquant du vin.

Avertissement : cet article est publié à titre informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Consultez toujours un professionnel de santé pour toute question relative à votre santé où à celle de votre enfant.

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